Et si Jean Messiha était un meilleur candidat que Marine Le Pen ?

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À moins de deux ans de l’élection présidentielle française – que tout le monde, comme tous les cinq ans, juge celle de la dernière chance pour notre pays – la situation du camp patriote est désespérante. Notre pays s’enfonce économiquement, victime conjointement des conséquences de la gestion catastrophique du Covid, poursuivie par la politique de la peur autour du masque. La submersion migratoire se traduit par un ensauvagement et un djihad silencieux, dont sont quotidiennement victimes nos compatriotes. Malgré tous les efforts déployés par les collabos qu’ils invitent matin, midi et soir, les grands médias ont de plus en plus de mal à cacher la vérité aux Français.

Des signes incontestables confirment que nos compatriotes veulent une réaction forte d’un pouvoir qui se montre enfin efficace, et rompe avec quarante ans de politique suicidaire pour notre pays.

Normalement, le camp patriote devrait avoir le vent en poupe, et la perspective d’une prochaine victoire devrait galvaniser les troupes. Or, il n’en est rien. En 2017, les mondialistes tremblaient. Donald Trump avait gagné aux États-Unis, grâce aux réseaux sociaux, le Brexit avait déjoué tous les pronostics, une victoire de Marine Le Pen aurait changé la face du monde. Alors, ils ont triché, comme ils savent le faire. Ils ont orienté la campagne sur la seule question européenne, le point faible du programme de Marine-Philippot, et ont mis de côté la question migratoire et identitaire, qui aurait dû constituer la force du programme du FN. Marine, malgré sa campagne de dédiabolisation, a été systématiquement agressée sur tous les plateaux de télévision, et la collabosphère a été mobilisée au service de Macron, atteignant des sommets de malhonnêteté et de désinformation quotidienne.

Marine avait commencé la campagne en tête, et elle se qualifia d’extrême justesse pour le second tour. Les choses s’annonçaient plutôt bien, avec le courageux ralliement de Nicolas Dupont-Aignan. Malheureusement, celui-ci exigea, et obtint, une réécriture de la politique européenne de Marine, qui devint illisible. On connaît la suite, le naufrage du débat entre les deux tours, et la fin d’une dynamique. Certes, Marine n’aurait pas pu gagner, mais elle aurait pu, avec un bon débat, atteindre entre 40 et 45 % des voix, et obtenir une centaine de députés. On ne refait pas l’Histoire.

Mais, peut-être de manière injuste, car tout le monde a le droit à une faiblesse, quelque chose paraît cassé, depuis, entre la patronne du Rassemblement national et la mouvance patriote. D’abord en interne, Marine Le Pen a multiplié les purges, virant ceux qui la dérangeaient, et mettant aux postes clés des fidèles qui lui doivent tout, dont un bon niveau de vie. Les courageux et valeureux militants de terrain du RN constatent une érosion sévère de leurs effectifs, depuis 2017. Et Marine a annoncé il y a bientôt un an qu’elle serait candidate, quoi qu’il arrive, pour 2022. Or, personne ne croit à une possible victoire de la présidente du RN, et Macron et ses complices paraissent souhaiter le même second tour qu’en 2017.

Ce n’est un secret pour personne que d’affirmer que la tante se méfie de la nièce, suspectée d’être plus brillante qu’elle, d’avoir vingt ans de moins, et de représenter l’avenir. Marion, de manière loyale, a annoncé qu’elle ne ferait rien contre celle qui a contribué à l’élever. Et elle a réaffirmé qu’elle ne serait pas candidate pour 2022, se sentant trop jeune.

Beaucoup rêvent d’une candidature d’Éric Zemmour, jugé comme le meilleur porte-parole de la mouvance patriote. L’homme, courageusement, avec un talent et un courage exceptionnels, ose, quatre soirs par semaine, briser le discours du politiquement correct, et offrir, par ses paroles, une vision autrement plus combative que le discours parfois désespérant du Rassemblement national. Mais Éric est un homme seul, et surtout il n’annonce pas clairement ses intentions.

Des personnalités comme Jean-Frédéric Poisson, Nicolas Dupont-Aignan ou le général Martinez (très apprécié par certains contributeurs et lecteurs de Riposte Laïque) ont fait savoir qu’ils étaient candidats. Mais au-delà de la sincérité de leur engagement, ils ne paraissent guère avoir beaucoup de chance de se faire connaître, et surtout de percer le mur des 500 signatures, sauf peut-être pour le président de Debout la France.

Il est par ailleurs légitime que le Rassemblement national, premier parti de France aux dernières Européennes, et principal parti d’opposition, présente un candidat derrière lequel tout le monde pourrait se fédérer. Nous ne croyons pas à la pertinence de la proposition de Nicolas Dupont-Aignan d’organiser des primaires à l’anglo-saxonne, pour désigner notre candidat. Ce n’est pas aux électeurs français, gauchistes et écolos compris, de décider qui doit nous représenter, c’est à notre mouvance. Et ce débat ne peut se cantonner au seul Rassemblement national, il appartient à l’ensemble du camp patriote, tant les enjeux sont énormes pour la France.

Disons-le sans tourner autour du pot, la candidature de Marine Le Pen est une impasse, qui nous emmène dans le mur. Il y a quelque chose de cassé entre elle et les onze millions de personnes qui ont voté pour elle il y a trois ans. Le débat du deuxième tour n’explique pas tout. Les Français amoureux de leur pays ont du mal à comprendre que Marine ait fait perdre Valérie Laupies à Tarascon, alors qu’elle devrait apparaître comme celle qui unifie les patriotes autour d’elle. Ils ont du mal à admettre qu’elle ait été incapable de monter des listes dans nombre de communes, mais qu’elle ait présenté une équipe contre Jacques Bompard à Orange. Ils souffrent quand elle désavoue Julien Odoul, après sa formidable et courageuse réaction au conseil régional de Bourgogne, face à la présence provocatrice, dans le public, d’une militante voilée. Ils sont en pleine incompréhension quand Marion, après les manifestations racistes de Black Lives Matter et des Traoré, affirme qu’elle n’a pas honte d’être blanche, et qu’elle est désavouée par sa tante. Ils sont désespérés quand ils entendent Marine soutenir Obono, et condamner, avec toute la meute, le magazine Valeurs Actuelles. Et beaucoup n’avalent pas le soutien de Marine hier au confinement, aujourd’hui au masque forcé et au vaccin obligatoire contre la grippe (sic !) pour les plus de 65 ans, préparant par ce discours le vaccin mondial contre la pandémie.

Et cela ne faisait que succéder à la compatibilité supposée de l’islam et de la République, et à l’interdiction pour les militants RN de parler du Grand Remplacement et de l’islamisation du pays !

Cela fait beaucoup, et quelque chose est cassé, Marine s’est mis trop de gens à dos, et plus personne ne comprend la ligne du parti, même si, heureusement, sur l’immigration et l’insécurité, il arrive à se distinguer des enfumeurs négationnistes… tout en se taisant sur l’islam. Il faut donc regarder les choses en face, Marine n’est pas la candidate qu’il faut pour notre camp. Mais notre mouvance doit se regrouper derrière un candidat rassembleur, qui soit capable de fédérer autour de lui, par son discours et ses pratiques, les Français. Or, cet homme existe, il s’appelle Jean Messiha.

Son profil est une vraie chance pour la France, car avec lui, le coup du racisme, utilisé depuis quarante ans par les traîtres pour salir tout discours nationaliste ou patriotique, ne marchera pas, et sera vite fait balayé. Jean est un haut fonctionnaire, qui connaît parfaitement ses dossiers, et a une vision du fonctionnement d’un pays. C’est le contraire de Philippot, qui parlait souverainisme sans parler identité. Messiha est un identitaire, plus Français que des millions de nos compatriotes nés sur notre sol. Il ne cache pas son amour de la France, de nos racines, de notre Histoire, de notre culture, de notre identité. Il est connu des Français, par ses très nombreuses participations aux débats télévisés. Les chaînes l’invitent fréquemment, car elles savent qu’avec lui, il y aura du spectacle, et qu’il va pulvériser ses interlocuteurs de gauche, avec un talent rare, qui lui est propre. C’est, avec Éric Zemmour, notre meilleur débatteur, celui qui, à chaque fois que nous l’entendons, nous fait honneur et regonfle notre moral.

Certes, il se dit que dans la mouvance du Rassemblement national, le bougre ne serait pas en odeur de sainteté, et que répercutant les pires traditions des Le Pen, il serait sous haute surveillance, suspecté de faire trop d’ombre à la patronne. Le pire est que c’est possible, et même probable ! Mais Marine, comme l’état-major de son parti, doit comprendre que l’intérêt supérieur d’un pays qu’ils aiment sincèrement, nul n’a le droit d’en douter, est bien plus important que quelques intérêts de boutique, et elle doit tirer les conclusions de la situation.

Il faut examiner sereinement la situation. S’il apparaît que la candidature de Jean Messiha est la meilleure pour la France, les militants du RN doivent l’imposer à leur parti, cela fait partie des règles démocratiques dont chacun se réclame. Faut-il rappeler que Ségolène Royal était candidate, quand Hollande dirigeait le parti, que Lajoinie était candidat quand Marchais dirigeait le parti, que Fillon était candidat alors qu’il n’était pas le chef du parti, sans oublier l’ineffable Eva Joly chez les Verts. Donc, on n’est pas obligé d’être le chef de son parti pour être candidat.

Nous sommes convaincus que par sa personnalité, son talent et l’amour de la France qu’il laisse transparaître à chaque intervention, Jean Messiha est le meilleur candidat estampillé RN, et qu’il serait capable de rassembler, bien davantage que la présidente, l’ensemble de la mouvance autour de sa candidature.

Aujourd’hui, une candidature Messiha, soutenue par le RN et l’ensemble de la mouvance patriote, sans exception, redonnerait de l’espoir à notre camp, et sèmerait la panique chez Macron et sa clique.

Bien sûr, ce n’est qu’une hypothèse à l’heure H, et nul ne sait de quoi demain sera fait. Mais il serait dommage de passer d’une question incontournable : Marine Le Pen est-elle la meilleure candidate du RN ?

Quoi qu’il en soit, comme nous l’avions fait en 2017, six mois avant la présidentielle nous laisserons nos lecteurs choisir quel serait le meilleur vote pour la France, en permettant, selon nos meilleures traditions, la tenue d’un vrai débat.

 

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