Présidentielle 2022 : jamais la situation n’a été aussi bonne pour notre camp

Le premier tour des présidentielles 2022, la reine des élections françaises, aura donc lieu le 8 avril 2022. Dans neuf mois. Le scénario mis en place paraît bien huilé pour qu’au deuxième tour, quinze jours plus tard, s’affrontent, pour la deuxième fois en cinq ans, Emmanuel Macron, Président sortant, et Marine Le Pen, son opposante préférée. Et, surtout après les régionales, les choses paraissent pliées, et la victoire de celui que nous appelons Choupinet certaine. Sauf que…

Dans une présidentielle, rien n’est jamais certain, et surtout pas le scénario mis en place par les propagandistes du système, un an avant le scrutin. La réalité est que la majorité de nos compatriotes n’a pas envie de choisir entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, dans le contexte actuel. La réalité est que les Français ne supportent plus la dictature des partis et de leur appareil, et ont compris que rien ne viendrait d’eux pour sauver le pays.

Déjà, en 2017, le constat était le même. Le bilan de François Hollande était tellement accablant qu’il n’a même pas été capable de se représenter. Ce que nous appelions à l’époque l’UMPS était à bout de souffle, et un boulevard semblait s’ouvrir, pour Marine Le Pen. Les Anglais avaient voté le Brexit, Donald Trump avait été élu président des États-Unis, le système mondialiste prenait l’eau de partout, avec la montée, en Italie, de Matteo Salvini. La victoire de Marine paraissait possible, et elle était en tête dans les sondages, au début de la campagne.

La situation était d’autant plus préoccupante pour le système que, en dehors de toute attente, lors des primaires de la droite, le mollasson François Fillon, soudain dopé par un vrai discours de droite, avait pulvérisé celui que nous avions surnommé Ali Juppé et sa mondialisation heureuse. L’Élysée lui paraissait promis. C’est alors que, sentant le danger, la machine mondialiste se mit en route, en deux étapes. Ils accélérèrent d’abord la promotion d’un inconnu, Emmanuel Macron, soutenu par tout le milieu financier et médiatique, pour vendre la fable d’un renouveau politique, face à l’impasse de l’UMPS. Le profil atypique du candidat et la complaisance des médias firent le reste.

D’autre part, François Fillon fut exécuté par un véritable coup d’État juridico-médiatique, mis en oeuvre par le parquet financier socialiste, et le Canard Enchaîné. Donc, quatre concurrents se disputèrent le droit d’être au deuxième tour, et, à la surprise générale, Macron arriva en tête, suivi de justesse par Marine, Fillon et Mélenchon. À eux quatre, ils firent plus de 80 % des voix.

Marine, qualifiée d’extrême justesse au deuxième tour, fit alliance avec Nicolas Dupont-Aignan, qui, courageusement, lui permit de sortir de l’isolement. Le problème est qu’il imposa, pour prix de son ralliement, une nouvelle vision de la sortie de l’euro. Le résultat fut désastreux, et devant cette politique inaudible, nous eûmes le catastrophique débat du deuxième tour. Alors que Marine était donnée entre 40 et 45 %, et qu’on envisageait une centaine de députés RN, le réveil fut brutal. On retomba à 33 %, et seuls 8 députés marinistes furent élus, ce qui est un scandale démocratique permis par la stratégie du cordon sanitaire mis en place par la gauche, avec la complicité de la droite molle.

D’autres personnalités politiques de premier plan ont raté un débat, mais cet échec fut terrible pour Marine, car quelque chose s’est cassé, ce jour-là, dans le rapport de confiance qui l’unissait encore à nombre de Français, et à la mouvance patriote qui s’était rangée derrière elle, malgré, pour certains, des antagonismes profonds.

Cinq ans plus tard, la crise des partis institutionnels s’est aggravée, et leur discrédit est accablant. L’imposture de LREM et de Macron éclate au grand jour. Son quinquennat a été une catastrophe pour la France, qu’il a détruite chaque jour un peu plus, durant son mandat, lors de la crise des Gilets jaunes notamment. Toutes les décisions et orientations de Macron vont dans le sens des mondialistes, des immigrationnistes, de l’invasion migratoire, de l’islamisation de notre pays, et, pour reprendre une formule des généraux pétitionnaires, du délitement de la France. Ce n’est pas l’accélération de la dictature sanitaire, avec les projets fous et criminels de vaccination de toute la population, y compris de nos enfants, qui va améliorer son image. Donc, Macron est en état de faiblesse absolue, et n’est même pas certain, tel un vulgaire Hollande, de pouvoir se représenter. Édouard Philippe, mis en retrait, paraît être le joker du système.

Du côté de la droite qui, ayant sauvé les postes de ses barons régionaux, se croit repartie du bon pied, la situation n’est guère plus brillante. LR est devenu un parti sans queue ni tête, qui ne tient encore que par les baronnies régionales. Il est remarquable de noter qu’aucun candidat notable à la présidentielle n’est affilié à ce parti, et que Xavier Bertrand et Valérie Pécresse ont quitté LR, lors du règne de Wauquiez, jugeant trop droitière l’orientation du parti. Nul ne sait si on s’oriente vers une primaire, où si chacun va faire sa soupe. D’autre part, il faut être un fin observateur pour détecter une feuille de papier à cigarette entre l’orientation de Macron et celle de Bertrand ou Pécresse. Les scores donnés par les sondages au président de la région Hauts-de-France paraissent trompeurs et gonflés.

À gauche, la situation est pire. Le fonds de commerce se rétrécit à vue d’œil, et même si les notables socialauds ont sauvé leurs régions, le total des voix de l’ensemble des formations de cette mouvance peine à atteindre 30 %. D’autre part, la confusion règne dans ce camp. Mélenchon a décidé qu’il représentait la véritable opposition à Macron et au capitalisme, sans oublier le RN, à qui il a décidé, au service du système, de mener une guerre totale. Seul problème, Méluche, depuis la perquisition inoubliable et quelques-unes de ses récentes sorties, est devenu un clown, la risée des Français, même si 10 % des Français (moitié moins qu’il y a 5 ans) se disent encore prêts à voter pour lui.

Les écolos paraissent avoir le vent en poupe, forts des municipalités conquises, notamment les grandes villes. Malheureusement pour eux, leurs maires ont fortement, en quelques mois, terni l’image du mouvement. D’autre part, la division interne est très forte chez eux, et, alors que Yannick Jadot paraissait le candidat naturel, le maire de Grenoble, surnommé Pol Piolle, a fait acte de candidature, et réclame des primaires. Et chez les Verts, les primaires sont souvent surprenantes, ils avaient même réussi à virer leur ineffable secrétaire Cécile Duflot dès le premier tour ! Donc, chez les nuisibles écolos dingos, c’est la confusion la plus totale.

Ajoutons quelques velléités de candidatures marginales, comme Hidalgo la Dingo, Arnaud Montebourg, les socialauds, réduits à une force d’appoint des écolos, ou un des derniers staliniens d’Europe de l’Ouest, Fabien Roussel, que personne ne connaît, sans oublier l’extrême gauche trotskiste, et chacun aura une image du naufrage en vue de cette mouvance, qui incarne aux yeux de nombreux Français la haine de la France et sa volonté de la détruire par tous les moyens.

Reste notre camp. Marine vient d’être désignée comme candidate du RN par 98,31 % des congressistes. Ce n’est pas la surprise du jour. Elle quitte la présidence du parti, le temps de la campagne, et laisse cet honneur au jeune et prometteur Jordan Bardella, pour apparaître comme la candidate de tous les Français. Pourquoi pas ? Mais peu nombreux sont les plus fidèles militants du RN à croire qu’elle peut réellement, malgré tous les gages qu’elle donne au système (et elle en donne beaucoup), gagner la présidentielle de 2022.

Ce ne sont pas les candidatures annoncées de Nicolas Dupont-Aignan, de Jean-Frédéric Poisson, du général Antoine Martinez, de François Asselineau, et celle possible de Florian Philippot, qui pourront, malgré tout le respect qui leur est dû, changer la donne. Reste le cas d’Éric Zemmour…

Il est la grande inconnue de cette présidentielle. Même s’il n’a pas annoncé sa candidature, le fait qu’il ne l’ait pas contestée, qu’il n’ait pas désavoué ses colleurs d’affiches et ceux qui parlent en son nom, est significatif. Tout indique, sauf revirement de dernière minute, que le journaliste du Figaro et chroniqueur de CNews a décidé d’écouter ceux qui lui ont expliqué que sa candidature était indispensable pour sauver la France.

Contrairement à Marine, qui a choisi un discours de recentrage, Éric Zemmour parle cru, et dit les choses sans tourner autour du pot. Manifestement, il est l’homme à abattre, et rien ne lui sera épargné. Mediapart, imitant les pires tabloïds anglais, va fouiner du côté de sa vie privée, et de ses maîtresses supposées. Tous les coups tordus lui seront réservés par la caste médiatique. Les plaintes vont se multiplier contre lui, ainsi que les contrôles fiscaux. Il est le grain de sable qui dérange le système, et le deuxième tour Macron/Marine qui était programmé. D’autre part se mettent en place, autour de sa probable candidature, des structures souples, mais efficaces, qui pourraient le sortir de la solitude qu’on lui prêtait.

Beaucoup de compatriotes se mettent à rêver que la greffe prenne, que de nombreux abstentionnistes se remettent à voter, que des non inscrits deviennent des électeurs, et que des amoureux de la France qui, à cause du nom de Le Pen, ne pouvaient voter RN, votent Éric. D’autres, qui apprécient les performances quotidiennes du chroniqueur sur Face à l’Info, rêvent de le voir pulvériser Macron entre les deux tours, vengeant ainsi l’humiliation ressentie par nombre de Français, après le débat raté de 2017.

Bien sûr – le contraire serait étonnant – la candidature d’Éric Zemmour ne fait pas l’unanimité dans la mouvance patriote, ni au sein de la rédaction de Riposte Laïque. Certains craignent qu’elle n’affaiblisse Marine, voire qu’elle permette un deuxième tour Macron/Bertrand. Mais d’autres, plus nombreux, pensent qu’au contraire elle renforce l’offre patriote, qu’elle affaiblira les mondialistes, et qu’elle permettra aux électeurs amoureux de la France d’élargir leur audience, trop souvent cantonnée au score du seul Rassemblement national. D’autres reprochent à Éric sa discrétion sur la dictature sanitaire, ou sur la sortie de l’Union européenne.

Ces questions existent, mais l’essentiel est-il là ? Ne doit-on pas se réjouir que des sujets tabous, dans les débats télévisés, comme l’immigration et l’islamisation, soient mis en avant par la candidature de l’ami Zemmour ? Doit-on se plaindre qu’enfin un postulant à l’Élysée ose parler de remigration, et soit capable, dans tous les débats, de moucher les collabos ?

Surtout, dans un contexte où les mondialistes nous imposent 500.000 nouveaux venus, majoritairement musulmans, tous les ans, accélérant la mort de notre pays, où la surdélinquance, conséquence de ce choix politique, explose, est-il concevable que seuls 20 à 30 % (les électeurs supposés de Marine Le Pen) votent pour le candidat qui, certes de manière mesurée, s’oppose à ce plan de destruction de notre pays ?

La candidature d’Éric Zemmour sera-t-elle le détonateur qui sonnera le réveil du peuple français et de ses électeurs ? Toutes les conditions sont réunies pour cela, elles n’ont jamais été aussi idéales. La parole appartient donc au peuple.

Aux Français de décider s’ils veulent encore vivre, et élire Éric, ou bien accélérer « le suicide français », et en reprendre pour cinq ans de Macron.

Et à nous, durant ces neufs mois, de tout faire pour qu’un patriote soit élu à l’Elysée en 2022…