Merci pour tout, Eric, aux Français d’être à la hauteur des enjeux

C’est le dernier édito de la campagne présidentielle. La semaine prochaine, à la même heure, nous saurons qui seront les deux candidats qualifiés pour le second tour. Si on en croit les sondages, l’affaire serait déjà pliée, et nous aurions une réédition de 2017, pour le plus grand plaisir du Président sortant, et de Marine Le Pen.

Si on en croit toujours ces fameux sondages, Éric, que nous avons décidé de soutenir dès qu’il a annoncé une candidature que nous appelions de nos vœux, plafonnerait à 10 %, ce qui pourrait encourager certains de ses électeurs potentiels à se reporter sur Marine, pour éviter un deuxième tour Macron-Mélenchon.

Nous ne croyons pas un mot de ces mensonges et de ces manipulations, tout simplement parce que cela ne correspond pas à la réalité de cette campagne. Qui peut croire que Macron, haï par une majorité de Français, puisse être si largement en tête, avec 28 à 30 % des voix ? Qui peut croire que Marine, inexistante lors de cette campagne, et protégée par les journalistes qui d’habitude multiplient les campagnes contre elle, puisse dépasser les 20 %, alors qu’elle est nettement plus faible qu’en 2017 et qu’elle a perdu nombre de ses principaux cadres et militants ? Qui peut croire que Mélenchon, qui, il y a cinq ans, était crédité de 19 % dans les sondages, puisse être au deuxième tour, alors qu’il a torpillé les Insoumis et livré son parti aux Indigènes de la République ? Qui peut croire enfin que Pécresse, qui est devenue la risée des internautes depuis son fameux meeting du Zénith, puisse être à égalité avec Éric ?

Nous ne parlerons pas du Guignol raciste Jadot, ni d’Hidalgo la Dingo et d’autres candidats de gauche ou d’extrême gauche, qui vont faire un petit tour et appeler, en bons caniches mondialistes, à voter Macron au deuxième tour. Nous invitons, par ailleurs, les électeurs potentiels de Nicolas Dupont-Aignan à s’interroger sur la pertinence et l’utilité de leur vote, au vu des enjeux de ce premier tour.

Durant toute cette campagne, l’ancien chroniqueur de CNews a été victime d’un véritable coup d’État pré-électoral, orchestré par les médias, avec la complicité de Macron et de tous les autres candidats. Il est le seul qui ait fait une campagne digne de ce nom, faite de dizaine de meetings, tous plus réussis les uns que les autres, avec des salles pleines, un public enthousiaste et un engouement exceptionnel. Sur les marchés, ce sont les militants de Reconquête qui ont occupé le terrain, même s’ils furent souvent la cible des agressions – une centaine à présent – de fascistes de gauche et d’extrême gauche.

À chaque étape d’une campagne exemplaire et exceptionnelle, à chaque initiative réussie, les journaleux-collabos et les sondeurs l’ont torpillé, que cela soit lors de son annonce de candidature, lors de son meeting fondateur à Villepinte, ou lors de ses nombreux déplacements, souvent marqués par des contre-manifestations violentes orchestrées par l’extrême gauche et les racailles, avec la complicité passive de Darmanin. Sur les plateaux de télévision, les Bruno Le Maire, Pécresse, Jadot, Mélenchon, souvent avec la complicité de journalistes militants comme Léa Salamé, se sont évertués à pourrir les débats, pour empêcher Éric Zemmour, de loin d’un niveau très au-dessus de ses rivaux, de pouvoir aligner plus de deux phrases de suite. Le résumé de cette campagne, torpillée par les médias de propagande, fut l’inoubliable meeting du Trocadéro, qui fut résumé à une phrase de dix secondes, par ailleurs fort juste : « Macron assassin. »

Malgré tout cela, Éric n’a jamais douté une seule seconde et a toujours affirmé qu’il serait présent au deuxième tour. Nous continuons de le penser, nous aussi, malgré les sondages qui se multiplient et qui n’ont pour but que de désespérer les électeurs d’Éric, de les décourager de voter pour lui, et de rabattre les suffrages vers Marine.

Ne tombez surtout pas dans le piège, allez jusqu’au bout de cette magnifique campagne, qui n’a existé vraiment que par la présence d’Éric Zemmour, la naissance de son parti Reconquête et les nombreux ralliements autour de celui que les médias ont longtemps présenté comme un homme seul. Certains, qui veulent se débarrasser à tout prix de Macron, croient même possible un deuxième tour entre Marine et Éric. Cela serait sublime, nous ne demandons qu’à voir cela, et à voir l’ensemble de la gauche appeler à voter Marine, pour « barrer la route à la haine et au fascisme ». D’autres, toujours pour se débarrasser de Macron, rêvent d’un deuxième tour Mélenchon-Zemmour, qui serait vraiment l’opposition entre deux modèles de société antagoniques, celle des autres et celles des nôtres. Mais chacun espère surtout un vrai débat de société, qui opposerait un véritable mondialiste, Emmanuel Macron, à un vrai patriote, capable de redresser la France, Éric Zemmour.

Bien sûr, nous ferons, au soir des présidentielles, une édition spéciale, et nous espérons que dans une semaine juste, les bouchons de champagne vont péter dans toute la France, pour marquer une première victoire, annonciatrice de la victoire finale du 24 avril.

En attendant, ce dimanche 10 avril, il appartient aux Français de mériter Éric Zemmour, en étant à la hauteur de son formidable programme de Reconquête, de son courage et de sa détermination sans faille, qui nous a rendus, à de nombreuses reprises, fiers de mener ce combat au service de la France, derrière lui, avec lui.

Pas une voix de Français patriote ne doit manquer au candidat Zemmour, ce dimanche 10 avril.

Par ailleurs, autre bonne nouvelle, qui confirme que le vent souffle dans la bonne direction, Macron a raté totalement son meeting, et nous vous invitons à profiter de ce sublime commentaire de la talentueuse Anne-Sophie Chazaud.

Bonjour les amis,

En guise de pénitence pour ce beau mois de Carême je me suis infligée le spectacle de Macron à La Défense Arena. Je pensais également, par prudente abnégation, ne rien en dire, mais Dieu me pardonnera car c’est au-dessus de mes forces. Ce sera donc mon ultime commentaire après ces 5 ans de bagne, ou d’asile d’aliénés, qui nous ont été infligés depuis 2017, et dont j’espère que la peine ne sera pas doublée.

Lorsque je dis «spectacle », c’est vraiment de cela qu’il s’agit, pas d’un discours mais d’un concentré de l’ère du vide politique, ce fameux trou noir de la pensée caractérisant l’extrême-centre, cette antimatière macroniste dont j’ai souvent parlé ces dernières années, s’associant dans un parfait alliage avec la vanité de la société du spectacle dans toute sa quintessence, à l’état chimiquement pur.

Sur les chaînes d’info qui semblaient s’être subitement souvenues que nous étions en campagne électorale française et non en guerre russo-ukrainienne, comme par enchantement, l’on s’est mis à parler de ladite campagne, afin d’honorer comme il se devait le président que ces mêmes médias avaient contribué à porter au pouvoir en 2017 en abreuvant les citoyens de l’affaire-éclair Fillon, quand le gigantesque scandale d’État McKinsey (sans doute un coup des illuminati complotistes du Sénat) est à peine abordé.

Sur ces chaînes et dans les principaux médias, vous ne trouverez pas mention de ces gradins non remplis à l’Arena, de ces trouble-fêtes qui chantaient «Macron démission» ou autres oppositions, vous ne verrez pas ces appels qui ont circulé abondamment sur les réseaux par lesquels la Macronie a tenté d’appâter le chaland en promettant des récompenses à ceux qui viendraient au spectacle, ou leur communiquant dans le plus parfait ridicule la liste des chants à préparer en guise de programme politique dans un grand moment d’authenticité. Parmi ces chants d’ailleurs, vous ne verrez pas que Bella Ciao fut comprise comme étant la musique de la Casa de Papel et non en raison de sa longue histoire de Résistance et de luttes sociales, telle qu’elle fut d’ailleurs chantée dans tous les innombrables cortèges d’opposition qui ont émaillé ce quinquennat.

Au-delà de la quintessence du vide et du spectacle pur, cet événement représente également une sorte de summum de la gênance qui donne, par son ampleur, une idée assez précise de l’infini. Une ministre de la Défense tentant grotesquement de chauffer l’assemblée en évoquant les Rolling Stones, un autre représentant du gouvernement se livrant à des bouffonnades sur l’air de «Qui ne saute pas n’est pas Macron, cron» (oscours), une ministre égarée par là en robe de chambre, jouant sans doute le rôle de la Madelon et ayant visiblement oublié le reste de ses vêtements de ville au lavoir, bref, tout était gênant, la liste ici n’étant pas exhaustive.

Le discours en lui-même était interminable, de bric et de broc, mélangeant tout, racontant n’importe quoi, comme si la candidat avait perdu un pari et devait y fourrer tous les mots qu’il connaissait, grapillant des éléments de langage sans la moindre honte ici et là jusqu’à ceux de Philippe Poutou (leurs vies valent plus que tous les profits), piquant des morceaux de programme aux uns, aux autres, sans queue ni tête, présentant son propre bilan sans la moindre contradiction dialectique mais avec une manifeste auto-satisfaction qui faisait honte, promettant tout et n’importe quoi, se présentant également comme le candidat de la santé et des soignants, de la justice sociale (les éborgnés, les réprouvés, les emmerdés, les mis au ban de la République auront apprécié), faisant des phrases creuses ponctuées de clins d’yeux embarrassants, plongeant tout spectateur normal dans une honte encore plus grande par un moment de faux pathos à l’américaine en évoquant sans pudeur sa femme dont on n’a rien à faire, parsemant cet indigeste pudding avec des slogans dignes d’un mauvais PowerPoint à la McKinsey dont, d’ailleurs, l’on parla dans un incompréhensible dialecte dépourvu de toute logique.

Bref, ce spectacle ne fut rien d’autre que le spectacle du macronisme à l’état pur : du fake, du vide, des spectateurs pour la plupart incapables de narrer le moindre élément de programme si ce n’est celui d’être du côté du manche et dans le brouhaha d’un réformisme écervelé érigé en mantra, de la fausse émotion, de l’absence de débat de fond, un sorte de sous-convention américaine avec du bruit, de l’agitation, et rien dedans.

Derrière toute cette esbroufe toutefois, derrière ce vide communicationnel, il convient de ne pas oublier la violence bien concrète de ces 5 années, le mépris, la haine attisée contre des parties entières de la société française, par ailleurs complaisamment montées les unes contre les autres, les écarts de conduite, les rabaissements de la fonction et de la nation, l’insécurité endémique, les escamotages incessants de souveraineté nationale, la quasi-abolition des contre-pouvoirs et des corps intermédiaires (dont d’ailleurs l’affaire dite McKinsey est un des symptômes), la liquidation par prédation du pays vendu à la découpe.

En ce sens, pour raté et lunaire qu’il fût, ce spectacle azimuté et azimutant ne doit rien faire oublier de ce dont il conviendrait désormais de se libérer et qui fut le pire mandat présidentiel de la Ve République.

Il appartient désormais aux citoyens de mettre fin à cette déchéance à la fois politique, intellectuelle, morale mais on comprend aussi, à voir pareil spectacle, que, pour beaucoup, le vide habité par le seul attrait des paillettes, du pouvoir et de la niaiserie peut tout à fait tenir lieu de programme.

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