Les patriotes ont besoin de Reconquête et du Rassemblement national

Cela fait donc une semaine qu’Emmanuel Macron a été réélu avec plus de 58 % des suffrages. Certains de nos amis sont convaincus qu’il y a eu des fraudes massives, s’étonnant notamment des scores élevés réalisés par le président sortant dans les grandes villes. Si des fraudes sont tout-à-fait possibles, nombre de nos proches, présents dans les bureaux de vote, au dépouillement, nous confirment, hélas, que dans leur ville, le résultat correspond aux scores donnés nationalement. Même si cela nous désespère, nous met en colère, nous donne envie d’insulter copieusement les électeurs de Macron (ce dont nous ne nous privons pas depuis une semaine), comme ceux des collabos Pécresse, Mélenchon, de Jadot, de Roussel ou d’Hidalgo, les faits sont cela : les Français ont réélu Macron, malgré ses cinq années de trahison permanente des intérêts français et les mauvais traitements infligés à nombre de nos compatriotes.

Après, on peut, et à juste titre, se dire scandalisés par le coup d’Etat qui a frappé Eric Zemmour au premier tour, et par la campagne de dénigrement qui a touché, de manière hystérique, Marine Le Pen au second tour. On peut, et on doit, dire que quand une élection se fait par les sondeurs et les médias, cela ne ressemble plus tellement à la démocratie, que le combat est inégal, qu’on est loin d’un traitement égalitaire, et on aura raison de le faire. Mais les faits sont là : les mondialistes, tous immigrationnistes, tous islamo-collabos, tous covidistes, et tous climatiques, possèdent tous les leviers, et la solution sera de plus en plus difficile, voire impossible, pour les patriotes, par les urnes.

Il n’empêche, une fois qu’on a dit tout cela, qu’il y a dans notre pays la suite, quinquennat oblige, avec les élections législatives. Trois grands axes se dessinent, pour occuper l’Assemblée nationale. D’abord les vainqueurs, la LREM, qui, comme en 2017, sera rejoint par nombre de ceux qui n’ont pas encore trahi LR et le PS, mais le feront après les résultats catastrophiques de leurs partis. La tradition, dans notre pays, et qu’il y a un élan qui profite, à l’Assemblée nationale, au parti du candidat vainqueur, qui devient le président de la République. Cette élection fera-t-elle exception ? Mélenchon en rêve…

Il y a donc ensuite un deuxième axe, autour de Jean-Luc Mélenchon. Le chef des Insoumis, fort de ses 21 %, a décidé de tendre la main à ses rivaux, tous sous les 5 %, et de leur proposer une nouvelle Union de la Gauche, qui, bien sûr, se fera sur la base des Insoumis, qui n’ont pas l’intention de remettre en cause leur programme, pour des candidats qui ont fait des scores minables. Mélenchon peut leur promettre des postes, des aménagements minimes, mais guère davantage, et ils auront le choix entre se soumettre ou se présenter eux-mêmes, aller à l’abattoir, et ne plus avoir de groupe. Le chef des Insoumis sait gérer intelligemment un rapport de forces, et ne s’en prive pas.

Il y a ensuite le troisième axe, le nôtre, le camp des patriotes. Nous n’avons pas caché, durant toute cette campagne, notre soutien à Eric Zemmour, nos désaccords avec Marine Le Pen, et n’avons donc pas dissimulé notre déception, devant ce résultat, que nous expliquons essentiellement par une énorme manipulation des sondeurs, le travail de sape des journaleux et le coup du vote utile. Il n’empêche, Marine Le Pen étant qualifiée au deuxième tour, nous avons immédiatement appelé à la soutenir, n’avons pas émis la moindre critique à son encontre (même après un débat consternant et frustrant contre Macron, qui nous a fait encore davantage regretter l’élimination d’Eric), et avons pris acte de sa défaite, qui n’a pas eu l’air de l’attrister outre mesure, certains comparant même son attitude avec celle de Ségolène Royal.

Des patriotes, sans doute candides, ou connaissant mal la culture interne du Rassemblement national, rêvaient que Marine Le Pen, au soir du deuxième tour, se conduise comme a su le faire Jean-Luc Mélenchon, et se pose en rassembleuse de son camp, invitant autour de la table Eric Zemmour, Nicolas Dupont-Aignan et Florian Philippot, pour discuter des conditions d’une campagne législative unitaire, avec un seul candidat patriote dans toutes les circonscriptions. Cette initiative était d’autant plus indispensable qu’il faut s’attendre à un taux d’abstention de 50 % aux prochaines législatives. Il faudra donc être capable de faire 25 % au premier tour (plus que le score national de Marine Le Pen) pour pouvoir se maintenir au 2e tour. Or, pour le moment, dans presque toutes les circonscriptions, il y aura trois candidats patriotes : le RN, Reconquête et DLR, soutenu par les Patriotes de Philippot. Certes, nous savons que chaque voix rapporte aux partis 1,50 euro par an, pendant cinq ans, mais quand même…

Car il ne faudrait pas oublier, malgré le score de 7 %, ce qui a été la formidable campagne d’Eric Zemmour, et son apport au camp patriote. Grâce à lui, les thèmes essentiels ont été mis sur le devant de la scène, et notamment l’immigration, le Grand Remplacement, l’islamisation de notre pays, le tout complété, sur l’ensemble des autres thèmes, par un programme remarquable, très travaillé, qui aurait dû faire rêver nombre de Français. Grâce à lui, ce sont les meetings de notre camp qui ont recueilli les plus grands succès, de Villepinte au Trocadéro en passant par nombre de villes de province, où les salles étaient pleines, les intervenants ovationnés, l’ambiance survoltée. Eric nous a rendus fiers, tout au long de cette campagne, par ses discours, ses vidéos, ses passages dans les médias, et le rêve qu’il a su susciter chez nombre de Français. Aujourd’hui, grâce à lui, Reconquête, c’est 120.000 adhérents, et des équipes de terrain, partout en France, prêtes à passer à l’action. Ce qui manque cruellement au parti de Marine Le Pen…

Face à cela, le RN n’a pratiquement pas fait campagne, il n’a plus beaucoup de militants sur le terrain, il est très endetté, et n’existe que par son appareil… et la personnalité de Marine Le Pen, qui sait encore capter un électorat populaire. Le choix du RN est donc de négliger et de mépriser Reconquête, et d’espérer éradiquer ce parti et son président, qui ont osé contester son hégémonie dans le camp patriote. En agissant ainsi, les dirigeants du RN et Marine confirment nombre de reproches qui ont été faits, par le passé, à leur encontre : Macron souhaitait avoir la présidente du RN contre lui au deuxième tour, d’où le fait qu’elle a été étonnamment protégée au premier tour, où c’est le seul Zemmour qui a subi les attaques du régime.

Eric Zemmour voulait vraiment gagner, et avait un programme et une stratégie d’alliances qui le permettait. Marine, elle, voulait seulement sauver son appareil. Elle savait qu’elle n’avait aucune chance de gagner, et n’avait même pas préparer des ralliements et un élargissement de son équipe, pour se préparer à gouverner, alors que l’équipe de Reconquête (se souvenir de tous les orateurs du Trocadéro) avait l’allure d’un gouvernement patriote qui aurait pu s’élargir avec les meilleurs militants du RN, et notamment Jordan Bardella. L’arrivée d’Eric Zemmour dans le monde politique, tous les ralliements qu’il a su susciter, et le formidable élan autour de sa personne devraient perçus comme des formidables atouts pour notre famille politique, et c’est cela que Marine Le Pen et ses amis veulent briser.

Dans un contexte où la catastrophique réélection de Macron ouvre la voie à l’accélération de la destruction de la France, bientôt à la vaccination obligatoire et à de nouvelles mesures liberticides, au nom du sanitaire, et à la volonté de faire la guerre à la Russie, derrière l’Otan et l’UE, les Français qui veulent que la France reste la France ont besoin de l’apport de Reconquête, et d’Eric Zemmour, et du Rassemblement national, et de Marine Le Pen. Ces deux partis sont aujourd’hui complémentaires et indispensables à des Français menacés de disparition.

Si les choses devaient en rester là, les comptes seront faits, au soir du 12 juin, et encore plus du 19 juin.

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