Au 1er tour, voter RN ne sert à rien, le seul vote utile c’est Reconquête

Au lendemain de l’élection présidentielle, le 24 avril, nombre de patriotes ne pouvaient qu’avoir la gueule de bois. Alors qu’à une période, les sondages donnaient 45 % de voix à la triplette Zemmour-Le Pen-Pécresse, au soir du premier tour, on était tombé à 35 %, et on avait échappé de peu à un deuxième tour Macron-Mélenchon. Et le meilleur des nôtres, Eric, était tombé à 7 %, après avoir longtemps dépassé les 15 %.

Il n’est pas certain que ces patriotes n’aient pas encore plus la gueule de bois, au soir du premier tour des législatives, le 12 juin, et encore davantage le soir du deuxième tour, le 19 juin.

En effet, quelques jours après le scandale du Stade de France, qui a montré ce qu’était réellement la France défendue par Macron et Mélenchon, on risque paradoxalement d’avoir une assemblée nationale qui comprendra, au mieux 400 députés LREM-Insoumis, donc 400 députés islamo-collabos et immigrationnistes, et au pire 500 !

Et pour notre camp, l’ardoise risque d’être salée ! Les plus optimistes prévoient 50 députés RN et 4 députés Reconquête, les plus pessimistes 20 RN et 0 Reconquête.

Les causes sont claires, et Pierre Cassen, invité à Concarneau par le candidat Reconquête local, Pierre Couëdelo, l’expliquait fort lucidement (17e minute).

Alors que notre pire ennemi, Jean-Luc Mélenchon, intelligemment, faisait une place aux écolos, aux communistes et aux socialistes, et, à ses conditions, proposait l’union de son camp, Marine Le Pen faisait exactement le contraire.
Etant passé de 23 % à 41 %, suite à l’appel à voter pour elle, sans condition, dès le soir du premier tour, de la part d’Eric Zemmour et Nicolas Dupont-Aignan, elle s’attribuait, sans vergogne, le score du deuxième tour, et expliquait qu’elle seule incarnait l’alternative patriotique, face à Macron. Dans ces conditions, à moins de passer sous la table, Eric Zemmour, et Nicolas Dupont-Aignan, allié à Florian Philippot, n’avaient d’autre choix que de présenter des candidats presque partout. Le président de Reconquête avait tout de même l’élégance, fort symboliquement, de ne pas présenter d’adversaire face à Marine Le Pen, Eric Ciotti et Nicolas Dupont-Aignan.

Le résultat de cette stratégie suicidaire ne se fera pas attendre longtemps. Mélenchon a été capable, malgré les différents scandales de sa campagne, notamment celui autour de Taha Bouhafs, de donner une perspective à son camp, à savoir un troisième tour avec le rêve de devenir majoritaire à l’Assemblée, et donc de se retrouver à Matignon. Certes, l’espoir est bien mince, mais il est mobilisateur, et c’est à Marine Le Pen, présente au deuxième tour, contrairement au président des prétendus Insoumis, qu’il appartenait de susciter cet espoir, et de rassembler son camp autour de sa personne, puisque les suffrages en avaient décidé ainsi. Elle avait un rapport de forces qui lui était favorable, et avait tout à gagner à miser sur cette stratégie.

Or, les masques sont tombés, et les priorités de la présidente du RN et de son parti sont apparues au grand jour. Jamais Marine Le Pen n’a cru en sa victoire à la présidentielle, son seul espoir était, comme en 2017, d’arriver au deuxième tour, pour le plus grand bonheur d’Emmanuel Macron, qui rêvait de cette finale. Il fut un temps où le PCF, qui pesait alors plus de 20 %, choisissait de ne pas présenter de candidat, pour faciliter une possible alternative de gauche. Jamais un tel choix politique n’a été envisagé à Nanterre. Il a suffi d’assister au soporifique débat entre les deux tours pour comprendre que l’objectif de Marine n’était surtout pas de malmener Emmanuel Macron, mais de bien se tenir à table, et d’obtenir une défaite plutôt honorable. Si cela ne ressemble pas à un accord secret, c’est fort bien imité, surtout quand on connait la dramatique réalité financière du RN.

Pour Marine Le Pen et sa garde rapprochée, le problème n’est donc ni Emmanuel Macron, ni Jean-Luc Mélenchon, c’est Eric Zemmour, qui a commis le crime de lèse-majesté, avec son parti Reconquête, de lui contester la suprématie du camp patriote, et d’offrir une alternative qui se voulait victorieuse aux éternelles défaites du RN. Ce n’est pas un hasard si, jusqu’au soir du premier tour, le système, journalistes et politiciens, l’a ménagé, réservant ses coups au seul Eric Zemmour.

Marine Le Pen, en agissant de manière unitaire, aurait pu obtenir, pour l’ensemble de la mouvance qui aime la France, entre 100 et 150 sièges de députés, avec les 3/4 pour elle, et le reste pour Reconquête et Debout la France. Loin d’être sa priorité, elle a choisi la terre brûlée, et une stratégie visant à éradiquer Reconquête, quitte à se contenter d’un petit nombre de députés.

D’où la question du vote utile, que soulevait Pierre dans sa conférence. A quoi a-t-il servi de voter Marine Le Pen au premier tour ? A quoi à servi se présence au deuxième tour ? Nous a-t-elle rendu fiers de la voir nous représenter face à Emmanuel Macron ? Absolument pas, au contraire, ce fut une terrible frustration de ne pas l’entendre parler de l’invasion migratoire, de l’ensauvagement de notre pays, de l’islamisation de la France, de McKinsey et de la scandaleuse gestion de la crise sanitaire, de la suicidaire guerre menée à la Russie, et des stupidités écologistes mises en avant par Macron.

Et tout cela pour mener ensuite une politique sectaire et solitaire, qui naturellement fait le jeu de Macron et Mélenchon. Alors, certains peuvent nous faire encore le coup du réalisme, nous expliquer qu’avec la loi des 12,5 d’inscrits pour être au 2e tour (soit 25 % s’il y a 50 % d’abstention, ce qui paraît probable), le vote utile serait de voter RN, nous ne pouvons que contester ce choix. A quoi sert, sans contester la qualité de nombre de candidats et de quelques élus et dirigeants RN, de voter pour un parti sectaire, hégémonique, qui préfère tuer ses alliés potentiels que de combattre nos pires ennemis ? Que le RN ait 20 ou 50 députés change-t-il quelque chose pour la France ?

L’avenir du camp patriote, c’est Reconquête, et son président Eric Zemmour, et l’obstacle à cet avenir vital pour la France n’a qu’un nom : Marine Le Pen.

Le vrai vote utile, c’est donc au premier tour Reconquête, dans 550 circonscriptions. Cela ne fera certes pas beaucoup de députés, mais renforcera un jeune parti, déjà fort de 130.000 adhérents, qui incarne la seule alternative crédible aux mondialistes et aux fossoyeurs de la France que sont les 2 M, Macron et Mélenchon.

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