Prochaines élections : pourvu que les Italiens soient moins crétins que les Français

Depuis 2019, date de la démission du gouvernement du ministre de l’Intérieur, le très populaire Matteo Salvini, les Italiens, par nombre de combinaisons politiciennes, sont privés d’urnes.

Lassé de n’être que ministre de l’Intérieur, et de voir les juges rouges démolir systématiquement les décisions qu’il prenait pour mettre fin à l’invasion migratoire, soutenue par l’Union européenne, le président de la Lega avait décidé d’aller à la crise, en démissionnant, convaincu que son départ engendrerait des élections qu’il allait gagner triomphalement, du fait de sa popularité. C’était sans compter sur la trahison du mouvement « 5 Etoiles », un parti difficilement classable, qui s’était créé pour lutter contre les magouilles et le politique de la Démocratie chrétienne. Ils osèrent constituer une alliance improbable de la carpe et du lapin, pour faire un nouveau gouvernement, présidé par Giussepe Conte. Le tout sans nouvelle élection.

Puis deux ans plus tard, les mondialistes sortirent de leur chapeau Mario Draghi, homme de la finance, ancien directeur de Goldman Sachs et de la BCE, qui prit la tête du gouvernement, et se retrouva donc président du Conseil, toujours sans la moindre élection, dans un gouvernement d’Union nationale que crut bon de rejoindre la Lega, voulant sortir à tout prix de son isolement politique.

Aujourd’hui, tout l’édifice Draghi s’effondre, il vient de présenter sa démission et, au plus tard le 22 septembre, les Italiens devront aller aux urnes pour élire les 200 sénateurs et 400 députés (beaucoup moins qu’en France) qui désigneront le nouveau président du Conseil, qui devrait à son tour présenter un gouvernement capable de recueillir la majorité à la Chambre.

On notera d’abord avec un grand sourire que c’est le deuxième dirigeant du G7, anti-Poutine primaire, qui tombe, après Boris Johnson en Grande-Bretagne. Si on en croit les sondages actuels, entre le parti Fratelli d’Italia, présidé par Georgia Meloni, donné en tête à 25 %, Forza Italia, fondé par l’inusable Silvio Berlusconi et la Lega, en baisse, mais toujours créditée de 14 %, il y a un potentiel dans la droite patriotique de 61 %.

Mais rappelons qu’en France, à quelques semaines de la Présidentielle, les mêmes sondages accordaient 50 % des voix au trio Zemmour-Marine-Pécresse, et que cela s’est terminé à 34 %.

Mais les Italiens ont un atout que n’ont pas les Français : ils ne connaissent pas la politique de diabolisation, et la droite classique ne craint absolument pas de s’allier avec la droite patriotique, que les mondialistes qualifient bien sûr de nostalgiques de Mussolini.

D’autre part, la remarquable Giorgia Meloni, qui, elle, n’a pas embarqué son parti dans l’aventure Draghi, s’est dite prête à prendre la présidence du Conseil. Enfin, en Italie, le sectarisme n’est pas de mise, et au temps où il était dominant dans la sphère patriotique, Matteo Salvini n’hésitait pas à donner la parole, dans ses meetings, à d’autres partis ou associations, comme Fratelli d’Italia ou Casapound. Une attitude aux antipodes de celle, de toujours, de Marine Le Pen, qui se considère comme seule dépositaire du camp patriote, comme on l’a vu lors de l’irruption du phénomène Zemmour et de Reconquête.

Donc, avec Forza Italia beaucoup moins stupide et lâche que nos LR, avec la Lega beaucoup moins sectaire et diviseuse que Marine, et avec Fratelli d’Italia classé, comme Reconquête, à la droite extrême de la vie politique, l’Italie a toutes les cartes en main pour reprendre son destin en main, dans deux mois, et peut-être provoquer la crise salvatrice de l’Union européenne.

À condition qu’avec des partis moins stupides qu’en France, les électeurs soient moins crétins que la majorité des électeurs français, qui ont reconduit Macron à l’Élysée, après cinq années de destruction de la France.

Pour se donner du cœur à l’ouvrage, un sublime discours de Matteo Salvini…

Exclusif : traduction du formidable discours de Matteo Salvini à Pontida

Une intervention de Giorgia Meloni. Macron habillé pour l’hiver !

Et le formidable hymne italien, Fratelli d’Italia…

Paroles françaises…

Hymne interprété par l’équipe nationale de football. Pas tout à fait pareil que La Marseillaise chantée par Benzema…

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