La France peut-elle encore rester dans cette Europe mortifère ?

Cela va bientôt faire trente ans que le traité de Maastricht a été validé par référendum par le peuple français. C’était le 20 septembre 1992. Malgré le matraquage médiatique permanent de l’ensemble des médias, faisant passer les opposants pour des nostalgiques d’Hitler ou de l’Union soviétique, le résultat fut des plus serrés : 51,04 % de oui, seulement. Sentant le danger dans les derniers jours, Mitterrand avait fait pleurer la France sur son cancer, et Philippe Seguin, fer de lance du « non », tétanisé, avait ménagé le chef de l’État lors de son débat avec lui, à quelques jours du scrutin. Funeste erreur !

On ne soulignera jamais assez la responsabilité écrasante du traître Mélenchon, qui, alors qu’il incarnait l’aile gauche du Parti socialiste, avait campagne pour le « oui », insultant comme à son habitude ceux qui militaient pour le non.

Treize ans plus tard, nouveau référendum, sur le traité constitutionnel européen. Nouveau matraquage de l’ensemble des chroniqueurs médiatiques, mais cette fois, cela n’a pas marché. Résultat, défaite cinglante des européistes, 55-45 ! Cette fois, par simple calcul politicien, Mélenchon avait fait campagne pour le non, mais après la victoire, il paraissait, ainsi que tous les animateurs du « Non », tétanisé, ne sachant que faire d’un tel triomphe, et se gardant bien de demander la sortie, même provisoire, de la France de l’UE. Il se précipitera, quelques mois plus tard, dans les bras de la direction du Parti socialiste, et tout le monde se réconciliera, preuve de l’absence de convictions de celui qui, aujourd’hui, a réussi à devenir majoritaire à gauche.

On sait tous comment, avec la complicité de Hollande, Sarkozy s’assoira sur le vote des Français, et fera adopter le traité de Lisbonne, copie semblable du TCE, près de trois ans plus tard. Depuis, les Français n’ont plus été consultés par référendum.

On a souvent entendu, y compris dans notre camp, l’argument selon lequel l’euro protégerait la France, si les patriotes parvenaient au pouvoir, contre toute tentative de déstabilisation monétaire qu’une telle victoire provoquerait. Dans ce contexte, beaucoup ont reproché à Marine Le Pen, sous l’influence de Florian Philippot (qui nous a fait l’honneur d’une interview, hier) d’avoir axé la campagne 2017 principalement sur la sortie de l’Europe et de l’euro. Et depuis 2017, Marine a procédé, sur cette question, à un changement de cap complet, puisqu’à présent, cette question ne figure plus dans le programme du RN, pas davantage, d’ailleurs, qu’elle ne figurait dans le programme d’Éric Zemmour. Celui-ci expliquait, pas forcément à tort, que cela diviserait son électorat, qu’il voulait rassembler principalement sur le Grand Remplacement.

Il faut reconnaître à François Asselineau la constance de ce combat depuis plus de dix ans, avec son parti, l’UPR. Malheureusement, ce leader, par ailleurs souvent pertinent dans ses analyses (sauf sur l’islam) ne brille pas par son côté unitaire et rassembleur, et paraît considérer cette question comme sa chasse gardée qui lui permet de continuer à exister.

Autre figure de ce combat, Florian Philippot, avec constance, mène depuis toujours la bataille contre les institutions européennes, d’abord à l’intérieur du FN, quand il en était le véritable cerveau, et à présent avec les Patriotes, qu’il dirige. Alors que tout le monde le voyait mort politiquement, il a su comprendre les enjeux de la dictature sanitaire, le lier au rôle des européistes et des mondialistes, et impulser, seul, les mobilisations de rue à la hauteur des enjeux. Il organise donc, ce 3 septembre, le rendez-vous de la Résistance, dans les rues de Paris, où il élargira ses thèmes d’intervention à la guerre en Ukraine, à l’inflation, aux pénuries énergétiques et aux nouvelles menaces sanitaires qui pèsent sur les Français et les Européens.

Il est à noter que ni Asselineau, ni Philippot, les plus en pointe du combat contre l’Union européenne et l’euro, n’ont pu se présenter à la présidentielle, contrairement à un guignol comme Poutou.

La question de l’appartenance de la France à l’Union européenne est plus que jamais incontournable. Si notre contributeur Alain Falento dit juste, l’Europe et l’euro ne protégeront absolument pas la France, en cas de krach monétaire. Mais cela fait tellement longtemps qu’on annonce la mort de l’euro, et un séisme monétaire…

Ce krach inévitable qui va tous nous rincer

Par contre, aujourd’hui, il convient de peser sereinement les avantages et les inconvénients de la présence de la France dans l’UE.

On sait que si on laisse les mondialistes aux manettes de l’Union européenne, nous aurons toujours davantage d’immigration africaine, et donc davantage d’islam.

On sait que, soumis à l’hégémonie américaine, ils vont jouer, à l’image de Macron, les boute-feu de la guerre contre la Russie, sacrifiant les intérêts de leur population pour mettre en place leur politique criminelle.

On sait que, s’appuyant sur les rapports bidons du Giec, ils vont utiliser le réchauffement climatique, qui doit très peu à l’homme, pour mieux rogner nos libertés et remplacer le passe sanitaire par le passe écologique.

On sait également que, liés par des puissants conflits d’intérêts avec les grands laboratoires pharmaceutiques, ils vont essayer de reprendre leur politique de vaccination et les mesures liberticides contre les peuples européens, malgré le bilan accablant des premières campagnes, et la multiplication d’effets secondaires.

Aujourd’hui, l’Union européenne finance sans vergogne des groupes islamistes qui rêvent de conquérir le Vieux Continent, et favorise l’implantation de la culture woke dans nombre de pays de l’ouest. Seul Viktor Orban réussit à tenir le cap, sur l’immigration et le conflit avec la Russie, en préservant les intérêts de son peuple.

À côté de tout cela, la prétendue sécurité apportée par la zone euro ne pèse pas bien lourd.

L’Union européenne, par son projet hostile aux Nations et aux peuples, représente de plus en plus visiblement un danger mortel pour les Français encore épris de liberté, d’identité et de souveraineté.

C’est pourquoi tout leader patriote conséquent ne pourra, au fil des semaines qui viennent, qui seront décisives pour l’avenir de notre pays et de ses habitants, que demander à sortir de l’Union européenne, très clairement, et de se battre pour que les Français s’expriment par référendum, comme ils ont pu le faire en 1992 et en 2005.

Rester aujourd’hui dans l’UE, c’est se résigner à la mort de la France.

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